Il faut savoir que le département de San Marcos est un des plus pauvres du Guatemala avec un indice de développement humain très bas. De plus, les municipalités les plus pauvres se trouvent dans l'Altiplano et constituent nos zones de travail. A savoir: Tacana, Sibinal, Tajumulco alto, Tajumulco bajo et Ixchiguan. Les indices de santé et d'éducation sont particulièrement alarmant dans ces zones. Il s'agit d'une population majoritairement rurale et de culture mam. Le Mam est une des 23 langues parlées au Guatemala et est associée à la culture indigène. Cependant, ces zones sont frontalières avec le Mexique et ceci provoque une perte des valeurs traditionnelles mames ainsi que des conflits identitaires. L'immigration des paysans au Mexique ainsi qu'aux Etats-Unis permet de faire vivre énormément de familles mais est également porteuse de nombreux maux. D'un point de vue des terres, la plupart des sols sont propices à la culture puisqu'ils sont volcaniques. Toutefois, il existe de nombreux problèmes comme le manque d'eau. En effet, tous ne bénéficient pas d'irrigation et donc, pendant la période sèche de 5 mois, il est impossible de cultiver quoique ce soit. Mais le plus grave des problèmes reste l'accès à la terre car énormément de paysans se sont vus confisquer leur terre et le peu qu'ils possèdent parfois n'assure pas toujours la survie de la famille. Sans oublier que les terres sont la plupart du temps en pente forte et que les moyens de transports ne les atteignent pas. C'est pourquoi, de nombreux paysans vont travailler dans les fincas (grandes exploitations qui appartiennent à un seul propriétaire) pour un salaire très bas et dans des conditions très dures.
A Tacana, l'association est en train de construire son propre bâtiment. Actuellement, ils louent un local.
lundi 17 décembre 2007
Tacana
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